Des compte-rendus très subjectifs, par Naere Luna.

Zazie au Bataclan, Paris

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C’est avec un peu d’appréhension que je me rends au Bataclan ce soir.

Arrivée devant, je constate que la devanture a changé, et je remarque ensuite que l’intérieur de la salle a aussi été rénové. Nous sommes placées en orchestre, dernier rang, pile en face de la scène. C’est probablement une des meilleures places !

La première partie, Trois minutes sur mer, nous joue un court, mais intense set. La voix du chanteur Guilhem Valayé, et son petit côté Saez me donne des frissons pendant quelques instants.

Un petit entracte laisse ensuite place à quelques mots chantés, tandis que le noir est complet dans la salle : « Toc toc toc mais qui est là ? Le loup qui te mangera ». C’est avec un brin de nostalgie que je reconnais Toc toc toc, que je n’avais pas entendue depuis une dizaine d’années. Le décor est minimaliste et efficace : quelques petits écrans en fond de scène et des ampoules au bout de longs fils électriques au-dessus des musiciens.

S’en suivent des chansons du dernier album, comme des précédents : des chansons « qui ont grandi, et qui ont maintenant des jeans à trous – ça fait cher les trous », dixit l’intéressée. Rue de la paix (évidemment), Pise, Je suis un homme, J’étais là, Rodéo, parmi beaucoup d’autres. Le public scande certaines phrases quand la chanteuse lui tend le micro. Au milieu du set, elle prend le temps de présenter ses musiciens « parce que le faire à la fin, c’est trop convenu ». Elle s’est d’ailleurs entourée d’une poignée de musiciens vraiment professionnelle (entre autres le pianiste de Julien Doré et une réalisatrice assez réputée). Zazie quant à elle chante toujours juste, avec beaucoup d’énergie, ce qui m’oblige parfois à me lever de mon siège, d’un bond.

En premier rappel, l’interprétation de J’envoie valser, simplement en piano-voix, me donne des frissons. En deuxième rappel, Zazie revient seule sur scène, avec une rose blanche à la main, et prononce quelques phrases dédiées aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Contrairement à ce qu’ont fait d’autres artistes, elle ne demande pas une minute de silence, ni une minute de bruit. Elle relate simplement son état d’esprit sur les événements. Elle commence à chanter Quand on a que l’amour, de Jacques Brel, puis est rejointe au fur et à mesure par les différentes premières parties de sa tournée (notamment Igit et Guilhem Valayé), et toute son équipe, chacun une rose blanche à la main. Un final qui n’a assurément pas laissé le public indifférent. A quand un prochain Heureux tour ?

16 décembre, 2016 à 14 h 14 min


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