Des compte-rendus très subjectifs, par Naere Luna.

Morceau de vie : Indochine.

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J’ai découvert Indochine en janvier 2003, et depuis ils ont une place à part dans mon panthéon musical. Je ne me considère pas comme une groupie, mais plus comme une admiratrice du groupe… (à méditer.)

Jeudi 8 juin 2017. Ce matin-là, pas très en forme, je ne sais pas encore ce que je vais faire ce soir. Cinéma ? Série ? Magasins ? Mais en arrivant au bureau, un collègue me montre une page de publicité qui annonce qu’Indochine est en interview en direct ce soir dans l’émission Quotidien sur C8. Ayant plutôt l’habitude d’attendre quelques dizaines de minutes des artistes en sortie de concert, j’hésite à ce moment à aller attendre le groupe à l’extérieur, sans trop d’optimisme de voir Nicola de plus près que depuis des gradins dans une salle de concert.

Après ma journée de travail, je me dirige donc sans trop d’espoir vers les studios de l’émission, en me disant qu’au pire, je perds une soirée et au mieux, je fais une photo avec Nicola. J’arrive sur les lieux vers 18:45, constatant qu’une quinzaine de personnes a eu la même idée que moi. Les minutes passent, lentement. 19:20, l’émission doit commencer. 20h, j’aperçois trois personnes en train de regarder C8 en direct sur leur téléphone. Je suggère l’idée à une jeune fille que j’ai rencontrée quelques dizaines de minutes auparavant. Et nous voilà à regarder (plus qu’écouter, car nous n’entendons malheureusement pas grand chose) la fin de l’interview de Nicola et leur premier single du prochain album, « La vie est belle », joué en direct. A la fin de la performance, j’ai un avis plutôt mitigé sur le titre. La chanson ne décolle pas et ressemble un peu trop à Memoria à mon goût. En fait c’est du Indochine typique des deux derniers albums. A la fin de la prestation, nous commençons à nous approcher de la porte de sortie, imaginant qu’ils quitteront bientôt le plateau. 20:50, de plus en plus de personnes s’aglutinent derrière et autour de nous, et quelques agents se tiennent devant la porte. 21:10, l’agent du groupe fait des aller-retour entre l’intérieur du studio et un taxi garé un peu plus loin. Il nous annonce que Nicola va sortir signer pour toutes les personnes présentes, si l’on reste calmes. Une longue file commence à se former le long du bâtiment. Je suis sur les starting-bloc, je commence à ressentir un peu de stress, à imaginer tous les scénarios possibles. J’ai du mal à réaliser que je vais peut-être me trouver devant une personne que j’admire depuis quinze ans, et que j’ai longtemps rêvé de rencontrer. 21:25, à travers la porte vitrée, j’aperçois Nicola qui s’avance vers nous. J’ai l’impression d’être simple spectatrice de ce que voient mes yeux, tellement cela semble irréel. Entourée de femmes et d’hommes, sans trop réfléchir, je tends le seul objet que je pouvais faire signer : un carnet. Nicola. Six lettres que j’ai écrites et pensées des dizaines de fois ces dernières années, voilà qu’elles étaient maintenant écrites par la personne qui porte ce nom, sous mes yeux. Je rejoins une amie à la fin de la file, un peu inconsciente de ce qui m’arrive. Quelques secondes plus tard, tout à tour, trois des quatre autres musiciens du groupe arrivent à nous. Je vis mon moment Groupie du jour : photo, dédicace. Quelques minutes plus tard, Nicola arrive vers la fin de la file. Sans hésitation, je lui demande une photo. Ne réfléchissant pas trop, je me retrouve ensuite à lui faire la bise et le remercier pour tout ce qu’il fait. Il répond par un habituel « Merci à vous ». Je me retire ensuite de la file, un peu émue. Je quitte ensuite les studios et j’essaye tant bien que mal de réaliser ce qui vient de se passer.

9 juin, 2017 à 14 h 51 min


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