Des compte-rendus très subjectifs, par Naere Luna.

» Catégorie : Chroniques de spectacle vivant


Coldplay au Stade de France

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Il y a deux jours, j’ai vu Coldplay au Stade de France, depuis la fosse. Et voici ce que j’ai pu ressentir :

-l’attente, entre l’achat du billet en novembre 2016 et le concert en juillet 2017

-le plaisir de voir un public d’une large tranche d’âge (entre 20 et 60 ans)

-l’agréable surprise d’entendre Chris Martin parler si bien français

-la satisfaction de l’apercevoir quelques secondes de mes propres yeux sans l’intermédiaire d’un écran

-le saisissement d’entendre enfin sa voix « en vrai », et constater qu’il chante extrêmement juste, toute la durée du concert, que ce soit avec sa guitare devant son pied de micro, allongé ou courant sur l’avant-scène

-l’agacement de voir plein de portables dégainés lors de chaque lancer de confetti, feu d’artifice,…

-l’enchantement devant les couleurs produites par des bracelets portés par le public, s’allumant sur certaines chansons et donnant un aspect céleste au stade

-le respect envers le chanteur qui s’arrête au milieu de l’introduction d’une chanson, demandant au public de ne pas utiliser de téléphones, juste pour quelques minutes

-l’émerveillement, tout au long du spectacle, sous les confettis, les étoiles et les ballons lancés dans le public, et devant les quelques feux d’artifice projetés vers le ciel

-l’exaltation quand ont résonné les premières secondes de synthé et de basse au début de Paradise

-l’amusement en apercevant une personne du public déguisée en éléphant sur les écrans, en référence au clip de cette même chanson

Une image qui me marquera longtemps : La tête relevée et les bras tendus vers le ciel, je regarde les ballons danser et les confettis flâner dans le ciel avant d’atterrir délicatement sur le public, sur les notes de « Sky full of stars » (qui prend ici une signification on ne peut plus littérale).

Solidays 2017

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Les Solidays, c’est un festival annuel créé en 1999 par Luc Barruet, et organisé par Solidarité Sida.

Ce festival qui a vu passer de grands noms de la musique (Iggy Pop, -M-, Muse, Girls in Hawaii, Vanessa Paradis…) comme de plus petits artistes en devenir (Kungs, Yodelice, Izia, Brigitte, LEJ, Broken Back…).

Ce festival très bon marché que tu paies pour une bonne cause (en plus !)

Ce festival où tu peux croiser un Pikachu, une licorne ou un Sam à taille humaine dans la même journée.

Ce festival où tu peux gagner des bracelets, des badges, des rubans rouges, des tee-shirts, boire du coca dans une bouteille en glace…

Ce festival où tu peux te détendre, allongé sur l’herbe, la tête sur ton sac, le chapeau sur le visage, de la bonne musique dans les oreilles, sans te faire remarquer.

Ce festival, qui cette année a accueilli notamment La femme (et ses musiciens déjantés), Kungs (et ses remix énergivores), Isaac Delusion (et sa voix si planante), Vald (et ses textes à prendre au 1897è degré), et M (et son talent incommensurable).

Les funambules à l’Alhambra

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Les funambules, c’est un projet créé par Stéphane Corbin il y a quelques années suite aux manifestations du mariage pour tous, pour lutter contre la LGBTphobie. Il rassemble environ 200 musiciens, techniciens…, tous bénévoles. Une partie de ces artistes a fait une série de concerts au studio Herbétot (j’en avais écrit un article ici), et ont joué hier un concert exceptionnel à l’Alhambra, rejoints par de nombreux invités. Parmi eux, beaucoup de chanteurs issus de comédies musicales, comme Alexandre Faitrouni (31), Maximilien Philippe (Love Circus), Fanny Fourquez (Saturday Night Fever), Djamel Mehnane (Timeo), Sinan Bertrand et Manon Taris (Le Bal des vampires), mais également des comédiens tels que Virginie Lemoine.

Sur la scène, une cinquantaine de chanteurs et instrumentistes qui, à tour de rôle, incarnent des personnages et vivent complètement l’histoire qu’ils sont en train de chanter. Les chansons sont très diversifiées tant par leur musique que par leur histoire : Deux parents qui renient leur enfant se révélant homosexuel, une jeune femme qui tombe amoureuse d’une infirmière pendant la 2è guerre mondiale, les particularités des « filles à pédés », ou encore un couple de femmes mal vu par ses voisins : « Rosalie aime Rosalie au 2 bis rue du Sans-souci / Rosalie n’aime pas César, ni Jean, ni Magalie / Rosalie aime Rosalie au 8ème gauche sous un toit de Paris. ». Entre les chanson, juste quelques phrases de la part du compositeur et pianiste sur l’interprète, ou l’histoire de la chanson. Pas de superflu, juste ce que l’on a besoin d’entendre pour être en communion avec les artistes sur scène. Dans la salle, le public est fort réactif, applaudissant avec beaucoup d’enthousiasme entre chaque chanson, montrant même plusieurs standing-ovation notamment lorsque Stéphane Corbin reçoit le prix d’honneur par un représentant du Trophée de la comédie musicale.

Hormis les harmonies du compositeur Stéphane Corbin qui réservent continuellement des surprises tout au long de chaque chanson, les textes sont particulièrement bien écrits et souvent très touchants. Pour vous donner un aperçu de certains d’entre eux :
-Imaginer l’amour entre lui et toi / Imaginer la tendresse de vos joies / Imaginer l’évidence qui vous lie lui et toi / C’est difficile pour moi de dire « Pourquoi pas ? » / C’est impossible de sourire, c’est comme ça / Je veux pas y croire à cette vie-là, même si c’est toi, même pour toi…
-La première fois tu avais huit ans / Tu étais un si bel enfant / Toujours à vouloir faire comme les grands / À presser le temps / Du premier chagrin dans la cour ce jour-là / Des mots, des regards, des coups bas / Tu ne m’as rien dit, mais j’ai compris / Quelle serait ta vie…
-Frères de cœur et chers copains / Quel chaos soudain / Vous a mis six pieds sous terre pour trois fois rien ? / Quatre initiales assassines ont signé leur crime / Et changé la donne de nos élans intimes / Transformé l’amour en un champ de mines.
-J’attendais le déclic, J’attendais la retraite, J’attendais l’échec, J’attendais le métro / Le coup, le cri de trop, J’attendais d’être sûr, D’affronter les injures, J’attendais, Trop.

Les funambules ont sorti récemment un double album dont les bénéfices seront reversés à des associations lutant contre l’homophobie, et seront de nouveau en concert au studio Herbétot à partir du mois de novembre. Je ne peux que vous recommander d’aller applaudir (ou au moins écouter ) ces artistes qui ne pourront que vous toucher par leurs différentes histoires.

Les funambules au Studio Hébertot, Paris.

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Les funambules, « Chansons d’amour pour tous ».

Un nom un peu onirique. J’apprends lors du spectacle que ce titre a été choisi pour conter l’équilibre fragile de ces destins, auxquels tout le monde peut s’identifier.
Dans la salle, très peu de sièges vides. Sur la scène : un pianiste (également compositeur/arrangeur des chanson), une altiste, deux chanteuses, un chanteur, un guitariste, une bassiste, un batteur. La première chanson commence ainsi :
Mon Jacques à moi s’appelle Jacqueline / Mon Jacques à moi a une poitrine / Mon Jacques à moi et moi on s’aime / Mon Jacques et moi nous sommes lesbiennes.

Cela donne le ton, tout en poésie. Le concert réunit une quinzaine de titres, tous traitant de différentes manières de l’homosexualité. Des chansons très émouvantes, d’autres plus amusantes, et une mise en scène simple et efficace. J’ai ri, j’ai pleuré. Beaucoup de douceur et d’émotions tant dans l’interprétation que dans l’instrumentation, et un final très touchant, sans micros.

Ce beau spectacle se joue tous les lundis à 20h au Studio Hébertot (17è) jusqu’au 24 avril et je le recommande vivement, qui/quoi que vous soyez.

Site internet.

Un été 44 au Comedia, Paris

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En 1944, nous suivons le quotidien de 6 jeunes sur quelques jours, juste avant le débarquement en
Normandie.

Mon avis : une première partie qui m’a semblée ennuyeuse… mais une deuxième bien plus joviale et entraînante (ce qui reste en lien avec l’histoire, évidemment), un décor pas très développé, mais de très belles voix et de bons arrangements vocaux, de beaux (et minimalistes) costumes, un peu de danse, le tout forme néanmoins ce qu’on pourrait appeler une bonne comédie musicale historique qui swingue.

Le spectacle se joue jusqu’au 26 mars, à voir en famille ou entre amis.

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