Des compte-rendus très subjectifs, par Naere Luna.

» Catégorie : Chroniques de spectacle vivant


Saturday Night Fever au Palais des Sports, Paris

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Dans les années 70, Tony Manero est un jeune New-Yorkais issu des quartiers pauvres de Brooklyn. Tous les samedis soir, il se laisse emporter par les rythmes effrénés de la musique disco sur la piste de danse de L’Odyssée 2001. Il est adulé par les femmes (notamment Stéphanie Mangano et Annette), mais s’attire des ennuis avec les hommes. Pendant 2h30, via la présentation du spectacle par Monty, nous allons suivre les différentes péripéties de ces trois personnages, liés par un passion commune : la danse, et leur entourage.

Mon avis : Malgré la partie comédie qui est loin d’être le point fort des deux personnages principaux et le peu de musique en direct, la mise en scène est grandiose (scène représentant un immense vinyle, décors tournants,…), les costumes sont très représentatifs de l’époque, les chorégraphies sont effectuées sans faute, certaines étant vraiment époustouflantes. Et l’interactivité avec le public donne un côté encore plus vivant au spectacle, mais je ne vous en dis pas plus.

A voir jusqu’au 30 avril, pour passer un bon moment et s’amuser sur les rythmes endiablés de la musique disco !

31 au Studio des Champs-Elysées, Paris

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Une très petite salle, très peu de fauteuils, une adresse prestigieuse (Le théâtre des Champs-Elysées). Sur un coin de la scène, un calendrier affichant la date du 31 décembre 1999. Le rideau s’ouvre sur un piano, et un décor de salon.
Le synopsis présente 4 amis qui, il y a dix ans, ont décidé de passer tous les 31 décembre ensemble. L’histoire se passant en compte à rebours, c’est le passé qui fait avancer l’intrigue, et le spectateur est emporté dans un véritable jeu de piste à travers le temps.

La pièce est donc découpée en plusieurs petites scénettes, nous plongeant dans différentes ambiances, avec une douzaine de décors : une voiturette de train fantôme, un hammam, un quai de gare….

Mon avis : J’ai beaucoup aimé la mise en scène (et la présentation des différents tableaux), la musique originale (qui a une place importante dans le spectacle), accompagnée au piano par le compositeur lui-même, les chansons à une ou plusieurs voix, les différents sujets abordés (qui vont bien plus loin qu’une simple histoire d’amitié).

Le spectacle se joue jusqu’au 30 juillet, à voir en famille, en couple, entre amis !

Paris chéri(es) au Théâtre Trévise, Paris

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5 chanteurs, 16 instrumentistes, un théâtre parisien. Souvent, quand ça commence comme ça, ça présage un bon moment !

Paris chéri(es), c’est un spectacle avec des chansons coquines du XXè siècle, accompagnées par de vrais musiciens.

Les chanteurs nous racontent des histoires sur des prostituées, sur la rue du Caire, ou encore sur les Sénobites. Ce n’est certes, par conséquent, pas toujours fin au niveau des paroles, mais les arrangements sont très réussis et intéressants, la mise en scène bien élaborée, et les costumes étincelants. L’interaction avec le public et le talent des artistes provoquent souvent quelques rires.

Les 5 interprètes principaux, aussi bon en chant qu’en théâtre, sont composés de Guillaume Beaujolais (et sa voix de ténor si bien placée), Pascal Neyron en « présentateur » malicieux, Alexis Mériaux qui nous parle notamment de sa sœur avec un air narquois, Charlène Duval qui éblouit par son physique dans le spectacle et son timbre particulier, et Léovanie Raud en soprano lumineuse.
Ils jouent jusqu’à samedi à Trévise, et ça vaut le coup du déplacement, je vous le recommande !

 

Zazie au Bataclan, Paris

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C’est avec un peu d’appréhension que je me rends au Bataclan ce soir.

Arrivée devant, je constate que la devanture a changé, et je remarque ensuite que l’intérieur de la salle a aussi été rénové. Nous sommes placées en orchestre, dernier rang, pile en face de la scène. C’est probablement une des meilleures places !

La première partie, Trois minutes sur mer, nous joue un court, mais intense set. La voix du chanteur Guilhem Valayé, et son petit côté Saez me donne des frissons pendant quelques instants.

Un petit entracte laisse ensuite place à quelques mots chantés, tandis que le noir est complet dans la salle : « Toc toc toc mais qui est là ? Le loup qui te mangera ». C’est avec un brin de nostalgie que je reconnais Toc toc toc, que je n’avais pas entendue depuis une dizaine d’années. Le décor est minimaliste et efficace : quelques petits écrans en fond de scène et des ampoules au bout de longs fils électriques au-dessus des musiciens.

S’en suivent des chansons du dernier album, comme des précédents : des chansons « qui ont grandi, et qui ont maintenant des jeans à trous – ça fait cher les trous », dixit l’intéressée. Rue de la paix (évidemment), Pise, Je suis un homme, J’étais là, Rodéo, parmi beaucoup d’autres. Le public scande certaines phrases quand la chanteuse lui tend le micro. Au milieu du set, elle prend le temps de présenter ses musiciens « parce que le faire à la fin, c’est trop convenu ». Elle s’est d’ailleurs entourée d’une poignée de musiciens vraiment professionnelle (entre autres le pianiste de Julien Doré et une réalisatrice assez réputée). Zazie quant à elle chante toujours juste, avec beaucoup d’énergie, ce qui m’oblige parfois à me lever de mon siège, d’un bond.

En premier rappel, l’interprétation de J’envoie valser, simplement en piano-voix, me donne des frissons. En deuxième rappel, Zazie revient seule sur scène, avec une rose blanche à la main, et prononce quelques phrases dédiées aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Contrairement à ce qu’ont fait d’autres artistes, elle ne demande pas une minute de silence, ni une minute de bruit. Elle relate simplement son état d’esprit sur les événements. Elle commence à chanter Quand on a que l’amour, de Jacques Brel, puis est rejointe au fur et à mesure par les différentes premières parties de sa tournée (notamment Igit et Guilhem Valayé), et toute son équipe, chacun une rose blanche à la main. Un final qui n’a assurément pas laissé le public indifférent. A quand un prochain Heureux tour ?

42nd Street

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42nd Street dans Chroniques de spectacle vivant

 

Considéré par certains comme le Temple de la comédie musicale, le théâtre du Châtelet est ce soir plein à craquer. En effet, en ce moment se joue la comédie musicale « 42nd Street » tout droit importée de Broadway.

Comme dans toute comédie musicale à l’américaine qui se respecte, le spectacle démarre par une introduction à l’orchestre (présent en chair et en os dans la fosse).

Le lever de rideau s’arrête au niveau de la taille des artistes, pendant quelques secondes, pour ne laisser entrevoir que leurs jambes, qui font des claquettes à l’unisson. On comprend ensuite que l’on est directement plongé dans une audition pour la création d’une comédie musicale.

Une histoire un peu simpliste, mais des numéros vraiment époustouflants, des costumes parfois loufoques et une chorégraphie portée par un ensemble comme on en voit rarement.
Les claquettes sont prédominantes dans ce spectacle qui mêle danse, chant, comédie et pianiste sur la scène ! Les numéros s’enchaînent assez rapidement, ne laissant pas le temps au spectateur de retenir les mélodies. Les performances lyriques et de danse sont d’ailleurs assez bluffantes.
Pendant le final, j’ai envie de claquer des doigts, et me retrouver sur la scène avec les artistes, glissée dans une robe des années 30, des chaussures de claquettes au pied, et une place dans l’ensemble qui m’attend.

Je ressors du théâtre des étoiles dans les yeux, et l’envie d’y retourner…

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