Des compte-rendus très subjectifs, par Naere Luna.

Aldebert à la Cigale, Paris

 

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Aldebert parle de vampires, de Super-mamies, de pouvoirs magiques. Et dans la tête de beaucoup d’individus, depuis quelques années, il est catalogué comment chanteur pour enfants. Je n’aime pas trop mettre des gens dans les cases… Mais c’est un peu comme le Henri Dès moderne, le chanteur qui explique la vie aux enfants d’une façon un peu naïve.

Seulement, les textes de Guillaume Aldebert ne sont pas du tout naïfs et ils regorgent d’expressions poétiques. Par exemple, dans la chanson « La vie c’est quoi ? », il explique des concepts de vie comme la musique, le compliment, l’enthousiasme, ou encore la poésie. Je ne cite qu’un titre car on pourrait dire du bien de toutes ces mélodies et tous ces textes qui parlent aussi bien aux enfants petits par la taille, qu’aux enfants grands par la taille (mais toujours un peu insouciants et naïfs au fond d’eux).

Hier, j’ai assisté à mon quatrième concert d’Aldebert., et c’était de loin le meilleur. Il n’y avait pas de feux d’artifices géants, de décors démesurés ni de lumières sensationnelles. Juste quelques jeux de fumée bien placés, un décor merveilleusement construit, et de délicates lumières qui enrobaient ou se déposaient sur les cinq musiciens. Cette fois-ci, contrairement aux trois précédentes, pas d’invités physiques mais un écran illuminant des silhouettes et créant une connexion directe avec le chanteur. Et le public, majoritairement bambin, était si enthousiaste et fusionnel avec les artistes présents sur la scène que l’on a même eu droit à un rappel absolument pas prévu, après cinq bonnes minutes d’applaudissements !

Guillaume, Christophe, Jean-Cyril, Hubert et Cédric sur scène, ce sont donc cinq musiciens très talentueux, deux heures de spectacle avec une énergie folle, deux heures de sourire et d’émotions, une superbe musicalité, et l’envie de retourner les voir, encore.

Que vous ayez 6, 10, 20, 50 ou 80 ans, allez-y, ne serait-ce que pour faire des croche-pattes à Pythagore, parfumer des sons ou tout simplement remplir votre armoire à souvenirs.

3 novembre, 2017 à 12 h 14 min | Commentaires (0) | Permalien


Grease au Théâtre Mogador, Paris

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TOP

- un spectacle très fidèle au film (au niveau des acteurs, des dialogues, des costumes, de certains gestes notamment de Danny Zuko)

- une mise en scène très réussie avec plateau tournant, scènes de comédie, de chant et de danse bien ficelées.

- des décors et costumes qui nous plongent rapidement dans les années 70 !

- des dialogues donc très proches de la version francisée du film (et l’on reconnaît beaucoup de passages du film quand on le connaît très bien !)

- de très bonnes performances de comédiens/chanteurs (coups de coeur pour Alexis Loison – et sa ressemblance frappante avec le Danny Zuko de John Travolta – , Alyzée Lalande en Sandy – , et Alexandre Faitrouni en Eugène tantôt touchant tantôt très drôle)

- un petit medley 100% anglais inséré dans le spectacle (avec des très bons accents !)

 

FLOP

- une très grande partie des chansons francisées (c’est très frustrant quand l’on connaît bien le film en VO…)

Et… en fait c’est tout. :)

Courez voir ce spectacle, vous ne le regretterez pas !

25 septembre, 2017 à 11 h 40 min | Commentaires (0) | Permalien


Oh my god, au Théâtre Tristan Bernard, Paris

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Dans une petite paroisse bien sage, tout semble se passer à merveille. Mais chacun a ses secrets, ses non-dits. Et c’est Raymond qui se charge de les révéler ! Raymond étant une marionnette greffée sur le bras de Théo, un ado mal dans sa peau, il prétend, en plus, être…le Diable !

Grivois, choquant, et très drôle ! Et ce jour-là :

- beaucoup d’éclats de rire et quelques fou-rires (ça fait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé au théâtre)

- beaucoup d’humour salace

- quelques scènes pouvant choquer les plus jeunes

- quelques problèmes de décors et fou-rires sur scène

- pas une seconde d’ennui

- des performances d’acteurs incroyables (mention spéciale pour Thomas Ronzeau en Théo et Raymond) avec aussi Tadrina Hocking (extraordinaire en maman catho), Alexandre Jérôme (et son personnage parfois détestable, parfois attendrissant), Patrice Latronche (très bon en prêtre contrebassiste du God’s band) et Marie-Camille Soyer (avec une métamorphose très réussie tout au long de la pièce)

- Si vous n’avez pas peur d’être choqués, et si vous n’avez pas peur du (faux) sang, courrez-y !

30 juillet, 2017 à 12 h 07 min | Commentaires (0) | Permalien


Coldplay au Stade de France

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Il y a deux jours, j’ai vu Coldplay au Stade de France, depuis la fosse. Et voici ce que j’ai pu ressentir :

-l’attente, entre l’achat du billet en novembre 2016 et le concert en juillet 2017

-le plaisir de voir un public d’une large tranche d’âge (entre 20 et 60 ans)

-l’agréable surprise d’entendre Chris Martin parler si bien français

-la satisfaction de l’apercevoir quelques secondes de mes propres yeux sans l’intermédiaire d’un écran

-le saisissement d’entendre enfin sa voix « en vrai », et constater qu’il chante extrêmement juste, toute la durée du concert, que ce soit avec sa guitare devant son pied de micro, allongé ou courant sur l’avant-scène

-l’agacement de voir plein de portables dégainés lors de chaque lancer de confetti, feu d’artifice,…

-l’enchantement devant les couleurs produites par des bracelets portés par le public, s’allumant sur certaines chansons et donnant un aspect céleste au stade

-le respect envers le chanteur qui s’arrête au milieu de l’introduction d’une chanson, demandant au public de ne pas utiliser de téléphones, juste pour quelques minutes

-l’émerveillement, tout au long du spectacle, sous les confettis, les étoiles et les ballons lancés dans le public, et devant les quelques feux d’artifice projetés vers le ciel

-l’exaltation quand ont résonné les premières secondes de synthé et de basse au début de Paradise

-l’amusement en apercevant une personne du public déguisée en éléphant sur les écrans, en référence au clip de cette même chanson

Une image qui me marquera longtemps : La tête relevée et les bras tendus vers le ciel, je regarde les ballons danser et les confettis flâner dans le ciel avant d’atterrir délicatement sur le public, sur les notes de « Sky full of stars » (qui prend ici une signification on ne peut plus littérale).

20 juillet, 2017 à 23 h 34 min | Commentaires (0) | Permalien


Exposition Momes et Cie

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Joie, peur, colère, tristesse. Non ce ne sont pas que quelques-uns des sentiments par lesquels passe Riley, l’héroïne de Vice versa, mais les différents thèmes qui rythment l’exposition Momes & Cie. Le visiteur passe d’une salle à l’autre suivant les émotions que peuvent ressentir certains enfants, compilés en une centaine de films. Que ce soit il y a 100 ans en France, il y a 50 ans en Italie ou actuellement au Japon, les enfants semblent être une source inépuisable à explorer dans les films.
Des extraits de films aux photos ou planches de dessins, le visiteur peut également admirer une robe de Peau d’Âne, un balai Nimbus 2000 d’Harry Potter ou encore poser à côté de Kirikou le temps d’une photo.
Le seul point que je pourrais critiquer est le mauvais traitement du son, qui ne nous facilite pas l’immersion dans les différents extraits vidéo. Néanmoins, les extraits de films des années 90/2000, ou des films d’animation Disney replongent l’adulte que je suis devenue dans des souvenirs émouvants.

Jusqu’au 30 juillet 2017 à la Cinémathèque. Avec ou sans enfants, à 20 ou 50 ans, courez-y, et si possible aussi vite que Kirikou !

26 juin, 2017 à 14 h 41 min | Commentaires (0) | Permalien


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